Les Chroniques de l’appareil-photo #24

Les Chroniques de l’appareil-photo #24

Hello à toutes les amatrices et à tous les amateurs de photo,

Vous ne devinerez jamais ce que l’appareil-photo du service des publics vous a concocté ce mois-ci… une interview exclusive avec un professeur des cours du soir ! J’ai voulu vous en apprendre plus sur ces petits groupes qui se retrouvent le soir dans nos locaux et dont les photographies sont exposées à La Chambre en été. Par cette interview, j’ai aussi voulu répondre à une question qui trotte sans cesse dans mon mécanisme : que font-ils pendant l’année ? Je suis donc allé à la rencontre du professeur du niveau 3 (N3) et du cours prépa, Guillaume Chauvin, afin d’en savoir un peu plus sur le monde amateur des passionnés de photographie…

Bonjour Guillaume, pourrais-tu tout d’abord nous présenter les cours du soir ?

Bonjour ! Les cours du soir à La Chambre se présentent sous deux formes différentes. Il existe un cycle de trois ans, qui accompagne les photographes débutants et amateurs jusqu’à une maîtrise complète de leur appareil et de la photographie ; et un cours prépa très intensif, pour les personnes qui souhaitent développer un projet personnel tout en bénéficiant, eux aussi, d’un accompagnement de professionnels.

Peux-tu nous en dire plus sur le profil des élèves ?

Étant prof dans deux cours différents, je suis au contact de personnes aux profils assez variés. Ceux du niveau 3 ont déjà suivi deux ans de formation et sont très à l’aise avec le chantier que représente un cours tout au long de l’année. Ils sont super dynamiques et toujours pleins de nouvelles idées, d’autant plus qu’en fin d’année (qui est peut-être leur dernière[1]) leur but est de présenter un travail fini pour l’exposition de restitution qui aura lieu du 13 au 16 juin 2019 à La Chambre.

Les prépas, eux, sont plus éclectiques (rires), vous trouverez des novices passionnés de photo à la recherche d’un accompagnement pour définir leur projet, tandis que d’autres sont des photographes semi-professionnels, cherchant à développer un projet professionnel. En fait, ce qui est commun aux deux cours, c’est l’approfondissement des projets photographiques et des démarches artistiques. Nous construisons l’identité de chacun selon sa pratique.

Voici par exemple deux photographies prises par d’anciens élèves des cours du soir :

Que fait-on pendant les cours ? Que peut-on y apprendre ?

Un aspect important des cours, outre les techniques de l’appareil, est pour moi de former les élèves à une culture visuelle, d’ouvrir leurs horizons à des territoires qu’ils n’auraient pas forcément imaginés. Le cinéma et la littérature sont par exemple des sources inépuisables d’inspiration ! Les élèves ramènent leurs idées, leurs découvertes et nous construisons ensemble.

Au début de l’interview, nous avons évoqué l’exposition de restitution des photographies des participants aux cours du soir. En quoi consiste-t-elle ? Comment la préparez-vous ?

En niveau 3 et en prépa, le but est de donner aux élèves des outils pour réaliser leurs projets et leurs initiatives personnelles. À travers un ensemble d’exercices, il s’agit alors pour eux de distinguer ce que sera une « bonne » photo d’une « belle » photo. La photographie doit être racontée avec justesse et tout au long de l’année, les élèves distingueront la production de l’analyse. Au début des cours, je lance un thème de travail sous la forme d’une citation que chacun a pu s’approprier : « Tout le monde en parle mais personne ne connait. » La folie, les migrations, le paradis, beaucoup d’idées sont sorties ! Si l’approche est souvent plasticienne, les aspects documentaire ou humoristique ne sont pas dénigrés pour autant. Nous gardons la diversité des pratiques et interprétations photographiques des élèves, car personne ne fait la même chose.

© Alex Flores

Réalisez-vous des sorties de temps en temps ?

Oui, surtout à partir du printemps ! Je préfère privilégier les sorties à thème en ville ou en montagne, afin d’expérimenter les aspects pratiques en extérieur. Lorsque l’occasion se présente, nous rencontrons aussi des photographes indépendants. La rencontre permet de se projeter dans des projets variés et de ne pas s’enfermer dans une vision trop introvertie de la pratique photographique.

Quel est selon vous la touche particulière de La Chambre ?

L’accompagnement et la construction des projets personnels. À ces niveaux-là, il est intéressant de privilégier la pensée de l’œuvre et la réalisation de projet à la connaissance technique. Nous ne faisons pas de cours magistraux ! Comme nous travaillons à deux[2], les cours bénéficient d’une double expertise. Guy Meyer oriente son discours autour de la sémiologie et de la réflexion autour de la photographie tandis que je suis plus l’homme de terrain. Nous nous complétons et cette proposition de cours est unique dans l’Est de la France !

Le but n’est pas de faire des cours à la recherche de la performance mais de motiver les gens à aller au bout de leurs ambitions et qu’ils soient fiers de leurs projets. Je vous avoue que la franchise est une valeur phare des cours. Toujours à l’écoute et prêts à accompagner les élèves dans leurs démarches, nous entretenons un suivi adapté à chacun, pour permettre à la photographie d’être librement expérimentée.

 

Et bien, voilà un bel aperçu des cours donnés à La Chambre ! Un grand merci à Guillaume d’avoir répondu à mes questions. Voilà de quoi nourrir je l’espère, votre curiosité !

À bientôt pour de nouvelles aventures,

Kam.

_

[1] Et oui, les cours à La Chambre fonctionnent par cycle et vous êtes formés et accompagnés pendant trois ans. Les amateurs deviennent aguerris et les aguerris deviennent de super pros !

[2] Seuls les cours prépa sont co-animés par Guillaume Chauvin et Guy Meyer. Les autres cours (du niveau 1 au niveau 3) sont dispensés par un seul intervenant.

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