STEPHEN SHAMES

  • Power to the people
    03.03 – 15.04.18
    vernissage 
    vendredi 02.03.18 > 18h
    
    La Chambre 
    4 place d'Austerlitz - Strasbourg
    Entrée libre
    mercredi - dimanche : 14h > 19h
    Fermé les jours fériés 
    Tous les dimanches à 17h : visite commentée 
    Accès libre
    Visites guidées et ateliers pédagogiques sur réservation auprès de Lore Apestéguy
    +33 (0)9 83 41 89 55
  • Dossier de presse
  • Dossier Pédagogique

Commissariat : The Red Eye
François Cheval – Audrey Hoareau

Au cours de sa longue carrière de photojournaliste, Stephen Shames s’est employé à rendre visibles les minorités les plus défavorisées des États-Unis. Dans les années 60 et 70, une grande partie de la population est exclue de la prospérité : l’envers du rêve américain est le théâtre de drames où, dès le plus
jeune âge, des vies sont déviées ou brisées. En parallèle, le photographe montre également la formidable énergie de résistance et d’action  ui naît alors. En 1966, le mouvement des Black Panthers est fondé, inspiré par les discours de Malcom X contre la ségrégation, l’anti-impérialisme et le marxisme.
Les différents courants auxquels il emprunte ont en commun le désir d’organiser un contrepouvoir basé sur des valeurs humanistes. Il vise à faire reconnaître les droits des Noirs aux États-Unis en privilégiant les actions concrètes.
La communauté noire se fédère pour améliorer l’éducation de ses enfants, éditer ses propres journaux, collecter nourriture et vêtements, surveiller les agissements de la police… Si le mouvement des Black Panthers a connu certaines polémiques, il a marqué l’histoire comme la révolution constructive d’une catégorie dénigrée de la population – All Power to the people était l’un de ses slogans.
Grâce à une relation proche avec ses dirigeants, Stephen Shames a accompagné les Black Panthers dans leurs protestations, leurs actions sociales, leurs célébrations. Il dresse le portrait d’une organisation ouverte et fraternelle, au travers d’une vision esthétique du combat politique.

Stephen Shames est né en 1947 à Cambridge (Massachusetts, États-Unis). Il vit et travaille à New York. Pendant 50 ans, Stephen Shames a utilisé son travail photographique pour attirer l’attention sur les problématiques sociales de son pays. Il traite en particulier la pauvreté des enfants et les solutions pour y remédier, ainsi que des questions raciales ou carcérales. Son travail est une étude sur la société américaine qui contribue à faire évoluer les consciences. Il est l’auteur de neuf livres monographiques sur les thèmes qu’il a toujours défendus. Ses images font partie des collections de plus de 30 musées et fondations à travers le monde.

 

Projection-débat
vendredi 02.03.18 — 20h30
au cinéma Star, 27 rue du jeu des enfants – Strasbourg
Free Angela and All Political Prisoners de Shola Lynch (2012)
en présence des commissaires de l’exposition

 

UNE EXPOSITION THE RED EYE, COPRODUITE PAR LE MUSÉE NICÉPHORE NIÉPCE (CHALON-SUR-SAÔNE) LE FESTIVAL PORTRAIT(S) (VICHY) ET LA MAISON DE LA PHOTOGRAPHIE ROBERT DOISNEAU (GENTILLY)
COURTESY STEVEN KASHER GALLERY